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ce blogue est conçu comme un carnet de maçon, vous pouvez visualiser quelques-unes de mes réalisations, et obtenir (ou partager) des informations et des recettes sur cette technique de construction.
 
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L.G.

 

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Mise à jour 2010.02.11  



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Ca y est, il est en librairie !

  construire-en-pierre-seche-couverture  


Le livre « Construire en pierre sèche », écrit par l’auteur de ce blogue en collaboration avec Laetitia Nicolas est sorti le 10 juillet.

Il est édité par les éditions Eyrolles. (cliquez ici, vous y avez également accès à quelques extraits du livre )

 

Il s’agit avant tout d’un ouvrage technique destiné à tous ceux qui désirent construire ou restaurer des ouvrages en pierre sèche.

 

Il est illustré par plus de 600 photos et croquis dont la plupart détaillent les gestes, les actions et les particularités de la mise en œuvre de cette technique.

Il est dorénavant disponible en @book http://izibook.eyrolles.com/9782212123098/Construire++en+pierre+seche

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publié le 7 juin 2008
mis à jour le 25 février 2009

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Construire un mur de soutènement est avant tout un aménagement paysagé.

 

Il s’agit de réorganiser le sol en fonction de la pente dans le but de créer une surface plane sur laquelle une culture ou un jardin pourront être implantés.

La réorganisation concerne toutes les composantes du sol, ainsi que son profil, pente et relief. La pierre et les cailloutis en sont extraits et mis de côtés, ce seront les matériaux utilisés pour la construction du mur proprement dit. Par ce tri, la terre est bonifiée, le mur n’est là que pour la retenir.

 

La plupart des gens regardent les murs de soutènement en pierre sèche comme des ouvrages de maçonnerie, or ils sont bien plus que cela. Ils ne sont qu’un des éléments d’un aménagement beaucoup plus vaste et qui engage tout l’environnement dans lequel ils s’inscrivent*.  

Le mur ne retient pas seulement la poussée de la terre, il évite son érosion, il permet une meilleure absorption de l’eau par les sols, réduisant ainsi substantiellement la quantité d’eau de ruissellement, et pour finir il assure le drainage du terrain. Il est l’un des éléments de la gestion d’un facteur primordial pour le terrain et sa mise en culture, l’eau.

En fait, et sans beaucoup forcer le trait, l’aménagement d’un terrain par des ouvrages en pierre sèche a une seule obsession, la gestion de l’eau, son écoulement, sa diffusion, sa récupération et cela concerne en particulier les eaux pluviales.
(je vous conseille, pour en prendre la mesure de visioner la vidéo qui est proposée sur cette page du blogue Lesperdigones ici)
 

Tous les ouvrages en pierre sèche sont naturellement drainants, ils récoltent l’eau et la redistribuent. Drainer un écoulement d’eau ne le fait pas disparaître (même si il le réduit en arrosant les parties traversées), il dirige le surplus là où le drain s’arrête.

 

Un positionnement judicieux des ouvrages en pierre sèche sur un terrain permet de créer une circulation de l’eau selon un réseau que l’on aura au préalable bien réfléchi.

 

Chaque mur récolte le ruissellement de surface au niveau de ses fondations, la fondation elle-même draine l’eau qui s’écoule jusqu’à son point bas. Arrivée à ce niveau, si il n’a pas été prévu de poursuite du drain, elle stagne et fait une flaque. Selon la quantité d’eau (par exemple lors de pluie abondantes ou orageuses), cette flaque et son écoulement dans la pente peut devenir problématique. Elle peut être source d’érosion du terrain, de sape des fondations, d’éboulement des murs, et plus en aval d’inondation.

mini-mes-images2N4372.jpg

Exemple de mur dont le point bas des fondations n’a pas été poursuivi par un drain, ici après une forte pluie, l’eau s’est accumulée et a commencé à emporter la terre en ruisselant.

 

C’est pourquoi chaque point bas des fondations d’un mur de soutènement en pierre sèche doit être aménagé d’un exutoire qui permet au flux de l’eau de poursuivre sa route sans dommage pour l’aménagement.

 

Cet exutoire sera lui-même poursuivi par un drain dont la fonction est de diriger l’écoulement du surplus d’eau là où il ne risque pas de créer de dommages.

  am-nagement-drainage-a-effectuer-mes-images2N4529.jpg

Tous les drains se recoupent ainsi et créent un réseau qui finit par déboucher dans un fond de vallon ou un ouvrage où l’eau pourra reprendre sa pente « sauvage ».

 

Traditionnellement le cours de ces drains passait par des bassins et des citernes (aussi appelées aiguiers en Provence), où l’eau était récoltée et conservée pour l’arrosage lors des périodes sèches. Ces citernes faisaient partie du réseau de circulation des eaux pluviales avant leur arrivée dans le fond de vallon. Cette pratique optimisait l’utilisation des eaux de pluie, tout en tenant compte techniquement des dégâts qu’elles pouvaient produire.

Un exemple sur ce mur :

 

Le mur fait plus de 30 mètres de long, la préparation des fondations creusées dans le sol crée une tranchée en pente dans laquelle l’eau va s’écouler.

 mini-mes-images2N6119.jpg

Les fondations du mur en pierre sèche, protégées par un géotextile qui empêchera la terre de s’infiltrer et de combler la tranchée, vont servir de drain géant où va s’écouler tout le surplus d’eau lors des précipitations.

 mini-Am-nagement-drainage-a-effectuer-mes-images2N4529--4-.jpg

Toute cette eau va se regrouper au point bas du mur
mauvais-drainage-mes-images2N4379-copie-1.jpg
Tant que le drainage n’est pas poursuivi, l’eau va se retrouver piégée là et va s’écouler sur le terrain lui-même  c’est pourquoi le drain des fondations est poursuivi par un drain enterré qui permettra de diriger l’eau soit vers un ouvrage permettant son stockage, soit dans un écoulement aménagé où elle ne pourra pas entrainer de dégradations.
 

pierre-seche-citerne-puit-mes-images2N4528.jpg
Ici une ancienne citerne récoltera le surplus d’eau et la stockera
 


Le mur fini, le drain d’évacuation n’est plus visible. Ce travail est facilement oublié car peu spectaculaire, il est néanmoins vital pour la longévité de votre ouvrage et pour le respect des sols sous-jacents à celui-ci.

Deux autres articles traitent du drainage sur ce blog ici et



* C'est d'ailleurs pourquoi le murailleur, aménageur pierre sèche, n'est pas un maçon, la maçonnerie du mur n'est qu'une partie de son travail, sa principale compétence réside dans l'analyse de l'aménagement, dans la gestion des sols, du terrain, et de l'écoulement des eaux.



Article publié le 11 février 2010

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Voici ci dessous la liste des ouvrages qui m'ont enrichi et continuent à me guider dans ma pratique de murailleur.
 


 


MONOGRAPHIES

AMBROISE, Régis ; FRAPA, Pierre ; GIORGIS, Sébastien. Paysages de terrasses. Aix-en-Provence, Edisud, 1989. 189 p.

BLANCHEMANCHE, Philippe. Bâtisseurs de paysages : terrassement, épierrement et petite hydraulique agricole en Europe du XVIIe au XIXe siècle. Paris, Maison des Sciences de l’Homme, 329 p.

BROMBERGER, Christian ; LACROIX, Jacques ; RAULIN, Henri. L’architecture rurale française : Provence. Paris, Berger-Levrault, 1980, 357 p.

BROOKS, Alan ; ADCOCK, Sean. Dry stone walling : a practical handbook. Ed. British Trust for Conservation Volunteers, 2004, 160 p.

CAGIN, Louis ; NICOLAS, Laetitia. Construire et aménager en Pierre sèche. Paris, Eyrolles, 2008, 170p.

CAPEB. Pierre sèche. Lyon, ENTPE, 2008, 157p.

COIGNET, Jean ; COIGNET, Laurent. Maçonnerie de pierre : matériaux et techniques, désordres et interventions. Paris, Eyrolles, coll. Au pied du mur, 2007, 116 p.

COSTE, Pierre ; MARTEL, Pierre. Pierre sèche en Provence. Mane, Les Alpes de lumière, n°89/90, 1986, 94 p.

COSTE, Pierre ; SETTE, René ; CORNU, Claire ; LARCENA, Danièle ; EMERY, François-Xavier. Pierre sèche. Manosque, Le Bec en l’air, 2008, 160 p.

DOMINIQUE, Florence. 25 ballades sur les chemins de la pierre sèche. Manosque, Le bec en l’air, 2008, 287p.

Fondation Actions en Faveur de l’Environnement. Murs de pierres sèches. Manuel pour la construction et la réfection. Vienne, Ed. Haupt, 1996, 83 p.

LASSURE, Christian. La maçonnerie à pierres sèches : vocabulaire. CERAV, coll. Etudes et recherches d’architecture vernaculaire, n°22, 2002, 53 p.

LASSURE, Christian. La pierre sèche mode d’emploi. Paris, Eyrolles, coll. Chantiers pratiques, 2008, 72 p.

LASSURE, Christian ; REPERANT, Dominique. Cabanes en pierre sèche de France. Aix-en-Provence, Edisud, 2004, 247 p.

MAGNAUDEIX, Irène. Pierres assises, pierres mouvantes. Mane, Les Alpes de lumière, n°144, 2002, 191 p.

MASSOT, Jean-Luc. Maisons rurales et vie paysanne en Provence. Arles, Actes Sud, 2004, 287 p.

Musée des Arts et Traditions Populaires de Draguignan. La pierre apprivoisée : la pierre sèche dans le Var. Draguignan, Musée des ATP, 2005, 35 p.

ROUVIERE, Michel. La restauration des murs de soutènement de terrasses. Parc National des Cévennes, coll. Les cahiers pratique, 2002, 40 p.

SETTE, René ; PAVIA, Fabienne. Calades : les sols de pierre en Provence. Manosque, Le Bec en l’air, 2002, 128 p.

 

REVUES

ASER CENTRE VAR. Les cahiers de l’ASER, Le Val (Var)

ASPPSV (association pour la sauvegarde du patrimoine pierre sèche du Var). Revue « Pierre sèche varoise », Lorgues (Var)

CERAV (centre d’étude et de recherche d’architecture vernaculaire). Revue « l’architecture vernaculaire », Paris 11è, rue Villermé

 

THESES 

VILLEMUS, Boris. Etude des murs de soutènement en maçonnerie de pierres sèches. Thèse de doctorat, Institut National des Sciences Appliquées, Lyon, 2004, 225 p.

COLAS, Anne-Sophie. Mécanique des murs de soutènement en pierre sèche. Thèse de doctorat, Ecole nationale des travaux publics de l’état, Lyon, 2009, 251p.



Et pour le plaisir le film de COMTAT, Dominique. Parole de pierre. Pierre sèche en Haute-Provence. Imagie 2008, Carniol (Alpes-de-Haute-Provence) 


article publié le 11 février 2010 

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