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  • : This blog allows one to obtain and share information about dry stone. It is written in the form of a notebook of a landscape gardener and shows my projects (walls, retaining walls, calades, stairs) as well as my landscaping work.
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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 14:31

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mur-beton-ruine-P1010601.JPG

Mur béton ruiné

 

Quel soutènement est le plus solide, béton ou pierre sèche ?

Il semble qu’il n’y ait pas de bonne réponse. L’un comme l’autre sont solides mais à leur façon.

Le soutènement béton est un monolithe d’un seul tenant qui retient le sol sans mouvement possible dans sa structure. Dès que la structure atteint sa limite, il casse, il part d’un coup.

Le soutènement pierre sèche est lui aussi considéré comme un mur monolithe, mais avec la particularité d’une très grande souplesse dans sa structure. Chaque pierre, bien appareillée avec toutes les autres, a la capacité de jouer sans mettre en danger la structure du mur. Le mur peut se tasser, s’affaisser, glisser jusqu’à un certain point tout en restant une structure pérenne. Au pire il ne casse pas, il s’effiloche.

Jean de la Fontaine aurait pu écrire sa fable « Le chêne et le roseau » à ce propos.


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Mur en pierre sèche affaissé (Aigues-Vives 30)

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Mur en béton désagrégé

 

Article mis en ligne le 10 III 2012

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 16:33

mur-taulignan.JPG

Mur en pierre sèche au premier plan et rempart de Taulignan en fond

La technique de la pierre sèche se retrouve sur tous les continents. Elle est principalement utilisée pour la gestion des sols et elle structure les zones d’activités pastorales et agricoles. Sont construits en pierre sèche des soutènements de terrains pentus (toujours accompagnés d’escaliers et de rampes d’accès entre les différents  niveaux), tous les ouvrages de drainage des sols (drains, touvières …) et de stockage de l’eau (aiguiers, puits …), des murs de clôture (en zone pastorale ou pour protéger les zones de culture), des chaussées et des chemins (calade).

La pierre sèche a aussi été utilisée pour d’autres ouvrages adaptés aux activités humaines tels des apiers*, des aires de battage, des zones de sèchage des fruits, et du petit bâti pour abriter les bêtes (poulaillers, bergeries, enclos …) ou servir de remise ou de cabane (par exemple les bories)

L’utilisation de cette technique débute au néolithique avec l’invention de l’agriculture. Le travail de la terre exhume alors les pierres du sol. Cette nouvelle ressource encombrante trouve son utilité dans l’aménagement des sols pour optimiser la production agricole et pour construire l’habitat. Avec la nécessité de l’épierrement des cultures commence donc le travail de fourmi des générations successives et qui débouche aujourd’hui sur l’aménagement des terroirs actuels. La maçonnerie à pierre sèche a alors la particularité d’être mise en œuvre par tout le monde et, même si certains en font une spécialité professionnelle**, tout un chacun en connaît les principes et les applique pour son propre lopin de terre.

cloture-dalles-dressees.JPG

Dalles dressées de clôture

Le terroir de Taulignan en plus de tous ces ouvrages possède la particularité d’avoir été la zone d’extraction d’une pierre calcaire de grande qualité. Ont alors été extraites des dalles de pierre qui bordent encore aujourd’hui les chemins, séparent les parcelles, traversent les ruisseaux ou les canaux, dirigent les eaux dans les touvières.

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Mur en pierre sèche avec couronnement en pierre clavées

Construire à pierre sèche consiste à maçonner en utilisant seulement de la pierre sans aucun apport de liant quel qu’il soit. Pour que l’ouvrage tienne, tout le travail consiste à jouer sur l’équilibre des pierres. Le poids des pierres est au final l’unique liant qui permet à l’ouvrage de tenir. On dit que l’on à faire à des murs poids et le principe de base est de créer un ouvrage se comportant comme un monolithe.

Si le principe en est très simple, la mise en œuvre n’est pas toujours aisée à réaliser.

Pour résumer on peut dire que pour réussir une bonne maçonnerie en pierre sèche il faut respecter méticuleusement 5 règles lors de la pose de chaque pierre :

L’assise qui permet à chaque pierre d’appuyer de façon stable sur les pierres du rang inférieur.

Le croisement qui assure la répartition du poids et des forces qui lient les pierres les unes autres.

Le blocage qui cale les pierres entres elles sur leurs faces de joint et d’assise pour éviter qu’elles puissent glisser ou bouger dans la maçonnerie.

Le fruit qui donne à l’assise de chaque pierre une inclinaison par rapport à l’horizontale. Cette inclinaison a pour but de diriger la force exercée par le poids du mur vers l’intérieur, augmentant ainsi sa stabilité.

Le parement. Si cette cinquième règle ne participe pas de la solidité du mur elle reste néanmoins primordiale car elle donne l’aspect final soigné et esthétique du mur.

Chaque ouvrage a également des particularités techniques induite par son utilité finale, ainsi les murs de soutènement sont toujours doublés côtés talus d’un drain composé de cailloutis qui réduit la poussée des sols, retarde l’infiltration des particules de terre et permet un drainage optimum, Les murs de clôture ont la particularité d’avoir deux faces de parement, les bories développent  la technique dite de l’encorbellement pour créer une toiture ...

Tout en respectant ces cinq règles il est possible de construire en pierre sèche de manières très différentes. Le terroir de Taulignan permet d’en voir quelques exemples très emblématiques :

Les murs d’épierrement et les clapiers, les pierres brutes sont empilées en murs et en pierriers au fur et à mesure de leur extraction de terre lors des labours. Le but de ces constructions est uniquement de libérer de l’espace de culture au moindre effort et le plus rapidement possible. La maçonnerie qui naît de ces empilements est brute et permet de stocker la pierre sur la plus petite surface possible dans l’attente d’un usage ultérieur.

clapier.JPG

Pierrier

La maçonnerie croisée, Il s’agit de maçonner les pierres brutes dans leur lit, à plat afin que le poids s’exerce verticalement et se répartisse de haut en bas de la structure du mur créant ainsi une structure monolithe comme tissée pierre par pierre.

croquis-mur-maconnerie-croisee.jpg

Croquis d'un mur en maçonnerie croisée

mur-maconnerie-croisee.JPG

Photo d'un mur en maçonnerie croisée

La maçonnerie clavée, les pierres brutes sont alors posées en délit, la force verticale du poids est alors dirigée latéralement sur les pierres voisines. La structure ainsi maçonnée est beaucoup plus solide et résiste mieux aux poussées latérales qui s’exercent sur le mur. Cette technique est assez courante à Taulignan, souvent associée à la plantation d’arbres qui en grandissant accentuent la poussée latérale des pierres les unes sur les autres, ce qui a pour effet de renforcer la solidité du mur.

C’est également une technique utilisée pour le couronnement des murs lorsque l’on ne dispose pas de pierres suffisamment lourdes pour le lester.

croquis-mur-maconnerie-clavee.jpg

croquis-mur-maconnerie-clavee-02.jpg

Croquis de mur en maçonnerie clavée

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Photo de mur en maçonnerie clavée

La maçonnerie à joints vifs, toutes les pierres sont taillées et reprises pour être ajustées de façon idéale. Il s’agit d’une maçonnerie savante que certains spécialistes ne considèrent pas comme de la pierre sèche tellement sa mise en œuvre demande du temps et du savoir faire. Il s’agit souvent d’une maçonnerie mise en œuvre par les ponts et chaussées au XIXè et début XXè pour soutenir les talus de bords de route.

mur-maconnerie-clavee-arbre.JPG

Mur en maçonnerie clavée

*Un appier est un rucher

**ils sont appelés murailleurs en Provence depuis le XVIIè

 

Article publié dans le journal de l'association des 11 tours, Taulignan (Drôme)

Publié le 28 IV 2011 sur ce blogue

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 10:29

Se loger en Pic Saint-Loup à l'âge du cuivre

 

expo-matelles-flyer-DSCN6012.JPG

 

du 19 mars au 26 juin 2011

au musée du Pic Saint-Loup

les Matelles (Hérault) 

04 99 63 25 46

 

Cette exposition est le resultat du travail archéologique de Jacques Couralou et Jean Gascò qui a abouti à la parution d'un livre "Autour du Pic Saint-Loup à l'Age du Cuivre" aux éditions des Archives d'écologie préhistorique, Toulouse 2011 (178 pages).

 

Je vous invite vivement à aller découvrir cette excellente exposition dédiée à l'habitat à l'âge du cuivre et donc ... à la pierre sèche.

Dans le musée lui-même référence est faite à une calade vieille de 300 000 ans retrouvée dans la grotte d'Aldène (Hérault), 

L'exposition est très didactique, complète, elle aborde les aspects de la vie humaine à l'âge de cuivre à partir de l'analyse de l'espace habitat. Soutenue par de très belles maquettes et par des panneaux très bien structurés, un voyage dans le temps réussi.


 

expo-matelles-maquette-DSCN5960.JPG

Maquette d'habitat, réalisation de Jacques Coularou d'après les fouilles d'Henri Canet. Hameau du village chalcholithique de Cambous

expo-matelles-interieur-DSCN5983.JPG

Reconstitution d'intérieur (dessin de L. Jallot)

expo-matelles-analyse-interieur-DSCN5988.JPG

Analyse de l'utilisation de l'espace (dessin J. Gascò)


La pierre sèche y est très présente, y sont analysées les techniques de construction et leur adaptation aux besoins des utilisateurs de l'époque. Un régal pour le murailleur.


expo-matelles-encorbellement-DSCN6001.JPGDétail du panneau dédié aux remises

(Copyright Luc Jallot)


Contrairement à ce que j'ai appris, les "bories" et la technique de l'encorbellement pour en réaliser la toiture auraient déjà été maitrisée à l'époque, comme en atteste les recherches de ces archéologues. Ces ouvrages auraient surtout été des remises et des lieux de stockage.

( cf: "Boussargues; Une enceinte Chalcolithique des garrigues du sud de la France, par Jacques Colarou, frédéric Jallet, Albert Colomer, Jean Balbure, édition Archives d'écologie préhistorique, 2008.

Bousargues, un habitat ceinturé calcholithique, par Albert Colomer, jacques Coularou et Xavier Gutherz, Collection documents d'archéologie française, édition Maison des Sciences de l'Homme de Paris, sans date)


 




 

Pour information à partir du 8 juillet 2011, nouvelle exposition au musée des Matelles

"Futur Antérieur"

les-matelles-expo-musee.jpg

Au début du 5ème millénaire, grâce à d’émouvants témoignages matériels savamment interprétés par les archéologues, resurgit un monde fascinant, mystérieux et depuis longtemps oublié : le nôtre…
Que restera-t-il de nous dans 2000 ans ? Que comprendraient de notre mode de vie d’éventuels archéologues futurs ? Tel est le sujet de l’exposition d’anticipation Futur antérieur, qui présente pour la première fois de précieux futurs anciens vestiges de notre époque, éclairés sous un jour nouveau. Une plongée drolatique et tendre dans l’univers de l’archéologie fiction.

Vernissage public de l’exposition : 
le vendredi 8 juillet 2011 à 18h


S'y rendre:
MUSÉE DU PIC SAINT-LOUP
Rue des Consuls (dans le centre médiéval, derrière le clocher de l'église)
34270 LES MATELLES

Renseignements :

04 99 63 25 46 / 04 67 55 17 00
museedupicsaintloup@ccgpsl.fr
musee-picsaintloup@orange.fr

Horaires d’ouverture

De juillet au 15 septembre : tous les jours, de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 19h00
Du 16 septembre au 30 octobre: mercredi, samedi et dimanche de 14h00 à 18h00

Tarif: 3 euros/adulte
Gratuit pour les moins de 12 ans et étudiants
Pass musée / Halle du Verre: 5 €

 

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Article mis en ligne le 10 IV 2011.

mis à jour le 6 juillet 2011 


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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:15

Traces de vie

borie-la-ciotat-2.JPG 

Le dernier chantier réalisé fut la restauration d'une borie à La-Ciotat.

Elle a certainement été construite au XIXè, un voisin de 80 ans se souvient de l'avoir toujours vue.

Posée sur le roc, avec ses murs d'un mètre d'épaisseur, elle est encore très saine et semble pouvoir durer encore longtemps. 

Elle est le témoin du grand changement de paysage et d'environnement qui a eu lieu lors du dernier siècle. Sa naissance coïncide certainement avec l'épierrement de la parcelle sur laquelle ont été plantés les oliviers encore présents, elle est alors destinée à servir de cabane rurale, de relai et d'abri loin du foyer. Le quartier était alors loin de la ville et entièrement consacré à l’agriculture. Avec la mécanisation et l'urbanisation du XXè elle tombe en friche comme en témoigne les souches de pins maritimes qui avaient colonisé la parcelle. Aujourd'hui c’est l’un des derniers terrains à bâtir non encore bâtis, une villa est en cours de construction.

Diverses traces de vie observées lors de la restauration permettent de pointer les moments successifs de son utilisation.

placard-dans-borie.JPG

Le placard qui servait à entreposer et à ranger.

Une niche secrète . Cette niche a été élaborée lors de la construction du mur dans lequel elle s’inscrit.

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la niche n'est pas visible dans la structure du parement

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pourtant une des pierres cache un secret

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l'accès à un placard caché

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placard-cache-dans-borie-2.JPG

le bras y entre entièrement et la main découvre un espace de rangement

Au XIXè la cabane est l'espace des hommes, loin du foyer, la légende dit que les niches secrètes servaient surtout à cacher les bouteilles d'alcool lors de la visite de la famille, c'est certainement une légende.

placard-cache-dans-borie-4.JPG

Deux verres posés sur le rebord à l'entrée n'ont plus été touchés. Recouverts de feuilles mortes ils sont restés exactement là où pour la dernière fois on les a posé après s'être désaltéré. Une trace de vie fossile de l'organisation des derniers utilisateurs agricoles?

verres-a-l-entree-d-une-borie-2.JPG

Puis vient la friche et l'abandon, les objets entreposés dans la borie se recouvrent de poussière, les bois plantés dans les murs pour les accrocher y sont toujours.

piquet-dans-borie.JPG

Des enfants viennent y jouer, ils prennent le relai et écrivent leur nom sur les pierres à la craie.

graphiti-dans-borie.JPG

Un peu plus grands est-ce l'un d'entre eux qui a essayé un tag ?

pierre-seche-tag-dans-borie.JPG

Aujourd'hui une nouvelle vie s'ouvre à elle, la parcelle a été clôturée, une maison se construit, elle devient cabane au fond du jardin.

 borie-la-ciotat-maison-neuve.JPG

article publié le 22 novembre 2010

mis à jour le :

borie-la-ciotat-4.JPG 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 20:49

atelier-de-construction-pierre-seche.JPG

Les participants à l'atelier (photo Sauveur Galazzo) 

 

L'association "les chemins du patrimoine" basée à Ollioules dans le Var a organisé un atelier de restauration de murs en pierre sèche. j'ai ainsi eu, le temps d'un week-end, le plaisir de guider les premiers pas de certains des participants et de faire découvrir la technique de la maçonnerie à pierres sèches à d'autres.

 

la-vue-du-parc.JPGVue sur le rade de Toulon depuis le parc

 

Le lieu choisi pour la restauration est un lieu étonnant, il s'agit d'un parc paysager privé sur la commune d'Ollioules aujourd'hui à l'abandon, il a été entièrement aménagé au XIXè siècle par une famille de murailleurs, les Long.

 

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L'une des restanques du parc

 

Contrairement aux restanques agricoles de la région, tous les ouvrages en pierre sèche présents sur le site ont visiblement été l'objet d'une attention très particulière et montrent un savoir faire proche de la perfection. Une fierté que l'on peut encore lire sur les pierres taillées signant les ouvrages.

 

signature-du-mur-pierre-seche.JPG

Signature du murailleur

 

Murs et calades qui dessinent le coteau sont non seulement en maçonnerie pierre sèche à joints vifs* très soignés mais les pierres ont systématiquement été posées dans une recherche esthétique qui évite les lignes d'assises. Du land art avant l'heure ?

 

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Mur de soutènement de 6 mètres de haut 

 

Raoul Decugis, président de l'association et curieux impénitant de tout ce qui touche à l'architecture vernaculaire a lancé les recherches sur les Long.

Il s'agit d'une famille dont le premier ancêtre connu dans la profession, Ferdinand, Jean, André Long né en 1797 était surnommé "le murayeur", suivent une quinzaine de fils, petits fils etc, tous Long, tous recencés comme murailleurs, paveurs, maçons à pierres sèches ou tailleurs de pierre, jusqu'au dernier en activité mort en 1930.

En toute modestie, ce fut pour moi un honneur d'avoir l'occasion d'analyser la structure d'un de ces murs et de participer à la restauration d'une brèche. Ces murs sont un travail d'orfèvre.

 

le-chantier-mur-pierre-seche-ollioules.JPG

Le chantier de restauration 

 

Si vous désirez contacter l'association "les chemins du patrimoine", acheter l'un de leurs livrets très documentés sur les petits bâtis ruraux du Var comme les fours à cade ou à chaux, les ouvrages en pierre sèche, ou sur les sentiers de randonnées écrivez à

Les chemins du patrimoine

à l'attention de Raoul Decugis 

348 chemin des gais Coteaux

résidence les 3 pins Bt 1

83190 Ollioules 

 

*maçonnerie à joints vifs : chaque pierre est retaillée sur toutes ses faces pour que les pierres soient ajustées entre elles sans calage.

 

 

Article mis en ligne le 29 IV 2010

 

 

 

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 14:27

Voici ci dessous la liste des ouvrages qui m'ont enrichi et continuent à me guider dans ma pratique de murailleur.
 


 


MONOGRAPHIES

AMBROISE, Régis ; FRAPA, Pierre ; GIORGIS, Sébastien. Paysages de terrasses. Aix-en-Provence, Edisud, 1989. 189 p.

BLANCHEMANCHE, Philippe. Bâtisseurs de paysages : terrassement, épierrement et petite hydraulique agricole en Europe du XVIIe au XIXe siècle. Paris, Maison des Sciences de l’Homme, 329 p.

BROMBERGER, Christian ; LACROIX, Jacques ; RAULIN, Henri. L’architecture rurale française : Provence. Paris, Berger-Levrault, 1980, 357 p.

BROOKS, Alan ; ADCOCK, Sean. Dry stone walling : a practical handbook. Ed. British Trust for Conservation Volunteers, 2004, 160 p.

CAGIN, Louis ; NICOLAS, Laetitia. Construire et aménager en Pierre sèche. Paris, Eyrolles, 2008, 170p.

CAPEB. Pierre sèche. Lyon, ENTPE, 2008, 157p.

COIGNET, Jean ; COIGNET, Laurent. Maçonnerie de pierre : matériaux et techniques, désordres et interventions. Paris, Eyrolles, coll. Au pied du mur, 2007, 116 p.

COSTE, Pierre ; MARTEL, Pierre. Pierre sèche en Provence. Mane, Les Alpes de lumière, n°89/90, 1986, 94 p.

COSTE, Pierre ; SETTE, René ; CORNU, Claire ; LARCENA, Danièle ; EMERY, François-Xavier. Pierre sèche. Manosque, Le Bec en l’air, 2008, 160 p.

DOMINIQUE, Florence. 25 ballades sur les chemins de la pierre sèche. Manosque, Le bec en l’air, 2008, 287p.

Fondation Actions en Faveur de l’Environnement. Murs de pierres sèches. Manuel pour la construction et la réfection. Vienne, Ed. Haupt, 1996, 83 p.

LASSURE, Christian. La maçonnerie à pierres sèches : vocabulaire. CERAV, coll. Etudes et recherches d’architecture vernaculaire, n°22, 2002, 53 p.

LASSURE, Christian. La pierre sèche mode d’emploi. Paris, Eyrolles, coll. Chantiers pratiques, 2008, 72 p.

LASSURE, Christian ; REPERANT, Dominique. Cabanes en pierre sèche de France. Aix-en-Provence, Edisud, 2004, 247 p.

MAGNAUDEIX, Irène. Pierres assises, pierres mouvantes. Mane, Les Alpes de lumière, n°144, 2002, 191 p.

MASSOT, Jean-Luc. Maisons rurales et vie paysanne en Provence. Arles, Actes Sud, 2004, 287 p.

Musée des Arts et Traditions Populaires de Draguignan. La pierre apprivoisée : la pierre sèche dans le Var. Draguignan, Musée des ATP, 2005, 35 p.

ROUVIERE, Michel. La restauration des murs de soutènement de terrasses. Parc National des Cévennes, coll. Les cahiers pratique, 2002, 40 p.

SETTE, René ; PAVIA, Fabienne. Calades : les sols de pierre en Provence. Manosque, Le Bec en l’air, 2002, 128 p.

 

REVUES

ASER CENTRE VAR. Les cahiers de l’ASER, Le Val (Var)

ASPPSV (association pour la sauvegarde du patrimoine pierre sèche du Var). Revue « Pierre sèche varoise », Lorgues (Var)

CERAV (centre d’étude et de recherche d’architecture vernaculaire). Revue « l’architecture vernaculaire », Paris 11è, rue Villermé

 

THESES 

VILLEMUS, Boris. Etude des murs de soutènement en maçonnerie de pierres sèches. Thèse de doctorat, Institut National des Sciences Appliquées, Lyon, 2004, 225 p.

COLAS, Anne-Sophie. Mécanique des murs de soutènement en pierre sèche. Thèse de doctorat, Ecole nationale des travaux publics de l’état, Lyon, 2009, 251p.



Et pour le plaisir le film de COMTAT, Dominique. Parole de pierre. Pierre sèche en Haute-Provence. Imagie 2008, Carniol (Alpes-de-Haute-Provence) 


article publié le 11 février 2010 

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 13:43

 Petite histoire imaginaire de la pierre sèche

Voûte « naturelle » en pierre à Pontarlier (Doubs).

Le cycle des pierres

A l’origine des pierres, il y a des masses de matière, des magmas, des lits de sédiments, des concrétions, oubliés du temps, endormis à des profondeurs variables. Ils sont conservés dans un devenir ralenti car plus ou moins protégés des accidents, du contact d’autres éléments ...

 

Le processus est hors de l’échelle humaine, aussi bien dans la dimension spatiale que temporelle. Hors d’échelle elle l’est également dans l’infiniment petit. En effet le moindre accident, même microscopique lors de la prise de la lave, ou d’un dépôt de matières traînées par le courant, laissera sa marque dans la structure, et le moment venu (si longtemps après), celle-ci en révèlera la mémoire et en aura gardé les informations.

 

Cette matière est le socle de tout paysage, le substrat sur lequel nous évoluons, si homogène et pourtant nulle part exactement le même. Des magmas divers et successifs formant aussi bien les montagnes, les plaines que les fonds marins.

 

Ces magmas devenus solides se déchirent, cassent, il s’en détache de petits ou gros bouts au gré des accidents survenus à la masse originelle. Aucun de ces bouts n’est le même lors de sa rupture. Aucun n’aura le même devenir le même chemin pour achever son cycle et réintégrer un nouveau magma. Il pourra être montagne, puis blocs, galets, poussières entraînées par le vent, dissoutes au passage de l’eau, broyées par la pression, re-cimentées dans une autre matière. 

Chaque structure se décline et se recombine ainsi sans arrêt.

Mur « naturel » à Ganagobie (Alpes-de-Haute-Provence).

Le même, poursuivi par un mur en pierre sèche maçonné par l’homme.

Le passage du magma aux pierres, un modèle pour construire
 

Il est un moment très intéressant dans cette évolution historique, c’est celui où le magma mis à nu, exposé à notre regard, a conservé son volume mais est déjà cisaillé, débité, morcelé, délité en de multiples parties, que l’on appelle « des pierres ».

Dans cet émiettement s’exprime toute l’histoire du magma, des particularités de sa genèse à celle des évènements qu’il a subi.

 Ancienne carrière de Baume-les-Dames (Doubs) pour visiter la carrière cliquez.

A ce moment, les pierres, bien que déjà individualisées, sont alors encore assemblées en une même structure. L’ensemble est déjà composé de pièces détachées mais garde la stabilité et la forme initiale.

 

C’est déjà en quelque sorte des murs.

 

« Mur-magma »  par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux

à l’entrée des Salines Royales d’Arc-et-Sénans  (Doubs).

 

Il semble que l’homme a bâti à pierres sèches au moins depuis qu’il est "habilis".

On retrouve des fondations de murs en pierre sèche sur tous les continents et à tous les âges de l’humanité. (par exemple en Bretagne)

 

La source de ce geste (poser des pierres les unes sur les autres en équilibre stable) est peut être à rechercher dans l’observation de ces morceaux de magma fissurés.

 

Si tel est le cas, maçonner à pierres sèche (si on le fait sans débauche d’outils)  est de l’ordre du « geste archéologique ».

Réaliser le geste, pierre après pierre, c’est le réaliser dans les mêmes conditions et de la même façon que les premiers agriculteurs du néolithique.

 

Reconstitution d'un habitat néolithique, exposition archéologique,
aire d'autoroute de Caissargues, A51.

Au niveau du geste lui-même, peut-il être question d’évolution ?

En dehors de l’utilisation d’outils (par exemple un tracto-pelle pour réaliser un empierrement), quelle nouvelle découverte peut enrichir cette acte simple d’empiler des pierres afin de reproduire l’équilibre proposé par cet état originel du magma ?


Mur en pierre sèche sur roc à Ornans (Doubs).

Mur en pierre sèche sur roc clôturant une ancienne carrière à Taulignan (Drôme).

 

 

Publié le 7 VIII 08

Mis à jour :  13 VIII 08

 

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 17:30

Voyage dans le Jura

Soutènement et vignoble à Arbois
Le Jura n’a rien à envier à d’autres régions en terme de vestiges en pierre sèche.

La dextérité des bâtisseurs et la variété des constructions est aussi riche que dans les autres régions où le calcaire abonde.


Les murs de clôture des espaces villageois sont très soignés, même si la plupart sont construits ou restaurés au mortier, il en reste pas mal assemblés en pierre sèche. Ils sont protégés par une couverture de lauze.

Mur de clôture d'un jardin à Quingey
Cette couverture est très vite colonisée par une exubérante variété de plantes rudérales qui profitent du climat pluvieux.

Pour les clôtures champêtres, la maçonnerie est moins soignée.  Les murs sont alors nommés murgés ( murgers, meurgers ect. ) et quadrillent le paysage (sur les murgés, sur le web cette page et celle-ci ) .

Champs aux environs du Bizot
Le couronnement des murgés est constitué la plupart du temps de pierres posées à chant.
Mur de clôture à Baume-les-Messieurs
Comme partout, il y a également des murs de soutènement :

Ancien vignoble dans la haute vallée de la Loue
Des aménagements agricoles et paysagers :

Ferme vers Beaume-les-Messieurs
Des escaliers (aujourd’hui souvent en cul de sac) :

Escalier et haie de cyprès à Ornans
Et même des cabanes, pour les activités agricoles et pastorales.
Caborde, cabotte, cabioute, cabiolle, cancot, charçot, chavoune, loges, il semblerait qu’il reste davantage de nom pour les nommer que de représentantes qui ne soient pas en ruine !

Cabane de vigne avec récupération d'eau et bassin à Boussière
Cabane de berger à La Marre
( à propos de ces cabanes trouvé sur le web : http://www.pierreseche.com/montboucons.htm
et http://www.bienpublic.com/archives/article.php?a=art&num=000001057&aaaammjj=20030813&g )

(visiter aussi http://www.bienpublic.com/actu/beaune/20090525.BPA1837.html )
La pierre taillée est très utilisée pour construire les murs eux-mêmes ou bien
pour arrêter un mur:
Entrée de champ au Bizot
Pour réaliser son couronnement:
Mur de clôture à Baume-les-Messieurs
ou en dalles de pierres plantées, qui servent de cloture :
Environs du Bizot


Si vous passez par là, visitez l’ancienne carrière de Baume-les-Dames, la pierre extraite a également servi à aménager toute la structure bâtie nécessaire à l’exploitation (Carrières, cabannes, plates-formes de taille, zone de stockage, quai de chargement et couloir de schlittage). 
Le tout est entièrement maçonné en pierre sèche et daterait du XVI et XVIIè siècle ( d'après le dépliant de O.T., mais cela reste à vérifier pour le bâti ). Il est dommage que l’abri du foyer de forge ne soit pas restauré, il en faudrait peu pour en réparer la voûte en encorbellement ainsi que le foyer lui-même qui commencent à s’ébouler.
 Escalier intégré à la façade de l'abri carrier

Entrée de l'abri carrier
Détail de la porte d'entrée
Vue d'ensemble, abri et plates-formes de taille


Le Franc-Comtois ne semble pas avoir reçu la pratique de la pierre sèche en héritage, de tout le périple je n’ai pas vu d’ouvrages construits récemment et tous les ouvrages restaurés l'étaient au mortier.

Mais il semble qu’il y ait de jeunes talents en herbe …

Détail de l'aménagement réalisé dans les jardins des salines 
... comme j'ai pu le constater dans les jardins des Salines Royales d'Arc et Sénans. Le mur a été construit par les élèves du lycée agricole local.

 

 avril Mise à jour du 17 avril 2016

j'ai écrit ces mots il y a presque 10 ans, il semble que le présent les démente. Notament avec l'édition d'un livre de Marc Forestier "Construire avec les ressources naturelles du massif du Jura" aux éditions Favre de mars 2015 que je découvre par le biais d'un ami. Une partie dédiée à la pierre sèche.

(www.editionfavre.com)

 


Pour les amoureux de la pierre il existe aussi un sentier de la pierre sèche et deux sentiers karstiques.
"Le sentier des pierres sèches de La Marre" débute dans le village de La-Marre dans le Jura et permet de voir des abris de berger et le paysage de bocage, composé de murs de pierre et de haies. (contact  "Maison du premier plateau", 39800 Bonnefontaine)
Vous pourrez aussi cotoyer des murs en pierre sèche en empruntant le "sentier des bornes franco-suisse" (contact OT des Fourgs dans le Doubs ou de Ste Croix en Suisse)
Les sentiers karstiques sont pour l'un à Mérey-sous-Montrond dans le Doubs (Le sentier Karstique du grand bois, contact mairie de Méray sous Montrond 25660), et pour l'autre à Besain dans le Jura (Le sentier karstique des Malroches contact Association intercommunale du premier plateau (ASSIPP), Le Fied 39800).


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Article publié : le 28 VI 08
mis à jour : 17 04 2016

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 18:18

La pierre sèche est aussi présente dans les salles de cinéma.

La liste des films cités ci-dessous n'a rien d'exhaustif, elle se limite à ceux que j'ai eu l'occasion de voir dernièrement, mais j'espère que des visiteurs cinéphiles y apporteront leur contribution ...

Le mariage de Tuya
Film réalisé par Wang Quan An (Chine 2006)



Si aujourd'hui, dans nos contrées, construire en pierre sèche est un acte souvent esthétique, comme partout ailleurs, à l'époque où le caddie n'existait pas, il était dicté par la nécessité pour
l'homme de s'adapter à son environnement en utilisant au mieux les matériaux et les ressources qui l'entourent.

  Le film de Wang Quan An, Le mariage de Tuya, interprété par la superbe Yu Nan, prend pour décor l'environnement paysan de la province de la Mongolie Intérieure en Chine. Vous y verrez, encore en vie et en état de marche, des structures et des constructions en pierre sèche, le tout vibrant de lumière, d'humour, et des sentiments.  

Des temps et des vents
Film réalisé par Reha Erdem (Turquie 2006)


Aujourd'hui, sur les rives de la mer Egée, nous suivons la vie d'un petit village rural à travers le prisme de la relation Parents/Enfants. Dans ce film, un père fait construire un mur en pierre sèche à ses fils ...

Sa Majesté Minor
Film réalisé par Jean-Jacques Annaud (France 2007)


L'action se déroule aussi en mer Egée mais au néolithique, le village est en pierre sèche.
Bravo aux décorateurs, dans cette reconstitution, aucun coup de sabre, aucune anomalie de construction, même dans les gros plans. Mais construisait-on vraiment ainsi à l'époque ?

Paroles de pierres


Pierre sèche en Haute Provence, un film de Dominique Comtat.
Très beau film dédié à la pierre sèche d'hier ... et d'aujourd'hui.

Article édité le: 18 V 08
Mis à jour le:
10 VII 08


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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 13:10
Je ne résiste pas à vous faire partager cette analyse trouvée par un googlehasard sur le forum de discution "boursorama" ( http://www.fimatex.fr ) et publiée par un certain deago

"Un mur en pierre sèche, c'est cher"
    16:03 27/07/07
"La main d'oeuvre est tellement chère que plus personne ne peut se payer 6 mois de boulot par deux grouillots pour monter un beau mur en pierre sèche.

Résultat : tu fous en deux jours une clôture en métal, fabriquée à partir d'acier chinois et peinte avec un truc aromatisé au plomb. Au bout de trois ans, ta clôture est devenue une corde à linge rouillée tendue entre deux poteaux en ruines, et tu peux tout recommencer depuis le début.

Et là, tu te dis : "C'est beau, le progrès."

Reprenons le raisonnement :

1 - le mur en pierre sèche nécessite quelques cailloux miteux et les deux neuneus du coin, que l'on peut régler au noir et en liquide.

Bilan technique : on a mur solide, résistant, d'une durée de vie de plusieurs siècles avec un minimum d'entretien.

Bilan politico-économique : le mur est construit, il n'y a plus d'activité possible dans le coin, la circulation d'argent a été ridicule, y'a même pas de TVA sur ce truc, foutez-moi tout le monde en taule avec un redressement fiscal.

2 - La clôture en acier de second choix a nécessité l'ouverture :
- d'une aciérie en Chine,
- d'une usine de piquets en Roumanie,
- d'un atelier de tressage de grillage au Pakistan,
- d'une fabrique de sparadraps en Tunisie,
- d'un Bricorama dans la cambrousse d'une région probablement défavorisée (je me vois mal mettre une clôture au milieu de mon coquet 5-pièces parisien).

De plus, elle a permis de justifier l'emploi :
- des négociateurs de l'OMC qui ont rendu possible la transaction multilatérale et intercontinentale,
- des fonctionnaires des douanes dans tous ces pays, qui ont prélevé leur bakchich à chaque niveau,
- des marins libériens et moldaves du bateau qui a trimballé toute cette quincaillerie,
- des dockers CGT du port de Marseille qui ont refusé de débarquer la marchandise en prétextant du non-respect du droit du travail le plus élémentaire dans son pays d'origine,
- des camionneurs qui ont fait grève devant la raffinerie du coin pour protester contre l'invasion des routiers roumains et polonais
- de la petite caissière blonde de la pharmacie, qui est si mignonne et à qui vous avez laissé un pourboire après qu'elle vous ait fait un beau pansement sur le trou que vous avez fait dans votre pouce à grands coups de marteau.

Bilan technique : c'est archi-nul. Bilan politico-économique : vive la mondialisation qui rapproche les hommes et favorise les échanges !"

Morale de l'histoire: Google rapproche la bourse parisienne des réalités rurales, et la mondialisation rapproche les marins libériens des pousseurs de caddy du samedi ? c'est ça ou j'ai pas tout saisi ? L.G.
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