Je ne résiste pas à vous faire partager cette analyse trouvée par un googlehasard sur le forum de discution "boursorama"
( http://www.fimatex.fr ) et publiée par un certain deago
"Un mur en pierre sèche, c'est cher" 16:03 27/07/07
"La main d'oeuvre est tellement chère que plus personne ne peut se payer 6 mois de boulot par deux grouillots pour monter un beau mur en pierre sèche.
Résultat : tu fous en deux jours une clôture en métal, fabriquée à partir d'acier chinois et peinte avec un truc aromatisé au plomb. Au bout de trois ans, ta clôture est devenue une corde à linge rouillée tendue entre deux poteaux en ruines, et tu peux tout recommencer depuis le début.
Et là, tu te dis : "C'est beau, le progrès."
Reprenons le raisonnement :
1 - le mur en pierre sèche nécessite quelques cailloux miteux et les deux neuneus du coin, que l'on peut régler au noir et en liquide.
Bilan technique : on a mur solide, résistant, d'une durée de vie de plusieurs siècles avec un minimum d'entretien.
Bilan politico-économique : le mur est construit, il n'y a plus d'activité possible dans le coin, la circulation d'argent a été ridicule, y'a même pas de TVA sur ce truc, foutez-moi tout le monde en taule avec un redressement fiscal.
2 - La clôture en acier de second choix a nécessité l'ouverture :
- d'une aciérie en Chine,
- d'une usine de piquets en Roumanie,
- d'un atelier de tressage de grillage au Pakistan,
- d'une fabrique de sparadraps en Tunisie,
- d'un Bricorama dans la cambrousse d'une région probablement défavorisée (je me vois mal mettre une clôture au milieu de mon coquet 5-pièces parisien).
De plus, elle a permis de justifier l'emploi :
- des négociateurs de l'OMC qui ont rendu possible la transaction multilatérale et intercontinentale,
- des fonctionnaires des douanes dans tous ces pays, qui ont prélevé leur bakchich à chaque niveau,
- des marins libériens et moldaves du bateau qui a trimballé toute cette quincaillerie,
- des dockers CGT du port de Marseille qui ont refusé de débarquer la marchandise en prétextant du non-respect du droit du travail le plus élémentaire dans son pays d'origine,
- des camionneurs qui ont fait grève devant la raffinerie du coin pour protester contre l'invasion des routiers roumains et polonais
- de la petite caissière blonde de la pharmacie, qui est si mignonne et à qui vous avez laissé un pourboire après qu'elle vous ait fait un beau pansement sur le trou que vous avez fait dans votre pouce à grands coups de marteau.
Bilan technique : c'est archi-nul. Bilan politico-économique : vive la mondialisation qui rapproche les hommes et favorise les échanges !"
Morale de l'histoire: Google rapproche la bourse parisienne des réalités rurales, et la mondialisation rapproche les marins libériens des pousseurs de caddy du samedi ? c'est ça ou j'ai pas tout saisi ? L.G.
"Un mur en pierre sèche, c'est cher" 16:03 27/07/07
"La main d'oeuvre est tellement chère que plus personne ne peut se payer 6 mois de boulot par deux grouillots pour monter un beau mur en pierre sèche.
Résultat : tu fous en deux jours une clôture en métal, fabriquée à partir d'acier chinois et peinte avec un truc aromatisé au plomb. Au bout de trois ans, ta clôture est devenue une corde à linge rouillée tendue entre deux poteaux en ruines, et tu peux tout recommencer depuis le début.
Et là, tu te dis : "C'est beau, le progrès."
Reprenons le raisonnement :
1 - le mur en pierre sèche nécessite quelques cailloux miteux et les deux neuneus du coin, que l'on peut régler au noir et en liquide.
Bilan technique : on a mur solide, résistant, d'une durée de vie de plusieurs siècles avec un minimum d'entretien.
Bilan politico-économique : le mur est construit, il n'y a plus d'activité possible dans le coin, la circulation d'argent a été ridicule, y'a même pas de TVA sur ce truc, foutez-moi tout le monde en taule avec un redressement fiscal.
2 - La clôture en acier de second choix a nécessité l'ouverture :
- d'une aciérie en Chine,
- d'une usine de piquets en Roumanie,
- d'un atelier de tressage de grillage au Pakistan,
- d'une fabrique de sparadraps en Tunisie,
- d'un Bricorama dans la cambrousse d'une région probablement défavorisée (je me vois mal mettre une clôture au milieu de mon coquet 5-pièces parisien).
De plus, elle a permis de justifier l'emploi :
- des négociateurs de l'OMC qui ont rendu possible la transaction multilatérale et intercontinentale,
- des fonctionnaires des douanes dans tous ces pays, qui ont prélevé leur bakchich à chaque niveau,
- des marins libériens et moldaves du bateau qui a trimballé toute cette quincaillerie,
- des dockers CGT du port de Marseille qui ont refusé de débarquer la marchandise en prétextant du non-respect du droit du travail le plus élémentaire dans son pays d'origine,
- des camionneurs qui ont fait grève devant la raffinerie du coin pour protester contre l'invasion des routiers roumains et polonais
- de la petite caissière blonde de la pharmacie, qui est si mignonne et à qui vous avez laissé un pourboire après qu'elle vous ait fait un beau pansement sur le trou que vous avez fait dans votre pouce à grands coups de marteau.
Bilan technique : c'est archi-nul. Bilan politico-économique : vive la mondialisation qui rapproche les hommes et favorise les échanges !"
Morale de l'histoire: Google rapproche la bourse parisienne des réalités rurales, et la mondialisation rapproche les marins libériens des pousseurs de caddy du samedi ? c'est ça ou j'ai pas tout saisi ? L.G.


