Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : un blog pierre sèche - a Dry-stone Blog
  • un blog pierre sèche - a Dry-stone Blog
  • : This blog allows one to obtain and share information about dry stone. It is written in the form of a notebook of a landscape gardener and shows my projects (walls, retaining walls, calades, stairs) as well as my landscaping work.
  • Contact

26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 13:00



Nouvelle rubrique inspirée du nombre croissant de rond-points "en pierre sèche" aménagés à l'image de paysages ruraux emblématiques.
 

rond point collioure pierre seche

non loin de collioure (66)

rond point manosque pierre seche
à Manosque (04)


à Uchaux dans le Gard


sandwicherie apt pierre seche

façade de sandwicherie à Apt

rond point sommieres piere seche

vers Sommières (30)

rond point apt pierre seche

avant d'arriver à Apt (84) 

pietra biera corsa pierre seche
Pagliaghju sur une bouteille de bière corse

distributeur de billets

domaine gris des bories pierre seche
Détail du catalogue de la cave taulignanaise du "domaine gris des bauries".
C'est du très bon vin!
Leur site www.gris-des-bauries.comlink

rond-point-la-ciotat pierre seche

borie à la ciotat (13)

 

luberon pierre seche

Panneau d'information sur l'autoroute du ski

pub pierre seche

Pour ne pas se tromper de supermarché
 

la borie seche

Parfois révélateur

pour une compagnie de bus d'Apt



Pour approfondir le sujet, 

 

 

Françoise Alcaraz,
L’utilisation publicitaire des paysages de terrasses, Études rurales, Jeux, conflits, représentations

http://etudesrurales.revues.org/document36.html
 
 
à voir également
 
l'émission de france culture du 09/04/2014  réécoutable  sur france culture .fr:
rond-points à 21h18:

Après avoir proposé que les Fonds régionaux d’art contemporain, les FRAC, revendent leurs collections, l’iFRAP, fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, continue de proposer dans Le Figaro des “idées pour économiser 50 milliards”. Dans le champ artistique, la dernière consiste à “supprimer le dispositif du 1% artistique : créé en 1951, le 1% artistique a pour but de décorer les bâtiments publics et soutenir la création. Le dispositif veut que 1% du budget prévisionnel des travaux doive servir à acheter ou commander une œuvre d’art pour décorer l’établissement (avec un plafond à 2 millions d’euros). Réservé au départ aux établissement scolaires et universitaires, le 1% artistique a été ensuite élargi à toutes les constructions publiques et réhabilitations, et aux collectivités locales lorsqu’elles agissent pour le compte de l’Etat. Coût du dispositif : 4 millions par an. Pourtant, estime l’iFRAP, les collectivités locales, lorsqu’elles en ont les moyens, achètent spontanément des œuvres d’art pour décorer les nouvelles constructions ; les 30 000 ronds-points français sont une collection d’art contemporain à eux seuls. Supprimer le dispositif du 1% artistique permettrait à l’Etat et aux collectivités d’économiser 4 millions d’euros par an.”

Mais sans le 1% artistique, verrait-on le Panthéon, en travaux, décoré des portraits grand format d’anonymes pris par le street artist JR ? Il y en a au moins un que ça ne chagrinerait pas, c’est notre confrère en Dispute Jean-Max Colard, qui a écrit dans Les Inrockuptibles tout le bien qu’il pensait du photographe. “Peut-on vraiment critiquer JR ?, interroge-t-il. Peut-on affirmer haut et fort, contre des milliers de visages radieux, souriants, autosatisfaits, collés depuis plus de dix ans sur la misère urbaine des grandes villes et leurs murs nécrosés, le désintérêt massif que nous procure cet habillage visuel ? Et sera-t-on plus avancés une fois qu’on aura dit le caractère profondément démagogique de toute cette entreprise qui [a trouvé] son apogée au Panthéon : car [à partir du 22 avril], après un tour de France photographique permettant à l’artiste de collecter des visages d’inconnus dans son camion itinérant, ces portraits participatifs seront affichés à l’intérieur et sur la façade en restauration du temple républicain. Un sommet d’art engagé !, persifle notre confrère. En somme, JR réussit un tour de force : transformer la pratique sauvage et rebelle du graffiti et de l’affichage en un art légal, pompier et officiel. Les pionniers du graff peuvent se retourner dans leur bombe. On a comme oublié qu’au début des années 70, en attaquant de peintures aérosols les trains et métros, les graffeurs du Bronx avaient la sensation d’envoyer au cœur de Manhattan et sur Wall Street des explosifs visuels. Contre la transgression, JR pratique un street art du consensus. Malin, l’artiste est aussi un as du marketing viral de soi, qui fait la publicité de son nom, de sa « marque » avec ces milliers d’anonymes heureux de prêter leurs visages à ce selfie mondial. Comme Instagram, JR a tout compris à la photographie de l’âge numérique, estime encore Jean-Max Colard : l’acte photographique n’est pas dans l’image, mais dans sa circulation, sa mise en réseau, son partage. Son art est d’ailleurs essentiellement « photogénique » : sur les murs de La Havane à Cuba l’été 2012, les installations de ses photos géantes, sans qualité particulière, étaient indéniablement esthétiques. Mais c’est bien le problème : loin de changer le monde, comme l’annonce son projet Inside out, les images de JR ne font jamais qu’enjoliver la misère. C’est beau, mais c’est aussi tellement béat, tellement naïf, tellement superficiel. On peut, conclut le critique des Inrockuptibles, se faire une autre idée d’un art véritablement politique.” Sauf que l’art peut encore servir à tout autre chose qu’à décorer des ronds-points, des bâtiments officiels et des bidonvilles miséreux. Prenez Turner. “Le « peintre de la lumière », expert à transcrire la transparence des cieux, fait plus que parler à nos âmes, écrit ainsi Soline Roy dans Le Figaro : ses couchers de soleil permettent aujourd’hui de retracer l’histoire de la pollution atmosphérique. Dans une étude publiée dans Atmospheric Chemistry and Physics, une équipe dirigée par Christos Zerefos, spécialiste des sciences atmosphériques à l’université d’Athènes, montre que l’analyse des toiles de paysagistes talentueux reflète la quantité d’aérosols présents dans l’atmosphère à l’époque où l’œuvre a été réalisée. […] Les chercheurs se sont concentrés sur 124 œuvres conservées à la Tate Gallery de Londres, dont une immense majorité de Turner et photographiées selon un protocole très précis. Ils ont observés que les ciels peints dans les années suivants des éruptions volcaniques majeures contenaient davantage de rouge. Témoins, les couchers de soleil peints par Turner après l’éruption du volcan Tambora, en Indonésie, en 1815. Or, cette éruption d’une ampleur exceptionnelle avait affecté l’ensemble de la planète, les cendres émises faisant plusieurs fois le tour de la Terre et transformant même 1816 en « année sans été ». Le ratio de rouge et de vert dans les ciels peints, indiquent les chercheurs, permet de calculer l’épaisseur optique de l’atmosphère au moment où la toile était peinte. « L’épaisseur optique est la quantité totale d’aérosols présente sur toute la colonne atmosphérique », explique Paolo Laj, physicien et directeur du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (LGGE) de Grenoble. […] Selon les chercheurs grecs, les œuvres peintes durant les 150 dernières années montrent bien l’évolution récente de la pollution atmosphérique. Celle-ci a au moins cette vertu, conclut Le Figaro : elle nous offre des couchers de soleil flamboyants…” Faute de 1% artistique, on devrait suggérer à la nouvelle ministre de l’Ecologie de subventionner les peintres !

 

 
 
 
 
article publié le 26 I 2008
mis à jour le  9 X 2016

 

Partager cet article

Repost 0
Published by L. G. - dans Divers
commenter cet article

commentaires