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Vendredi 29 juin 2007

La Corse est belle !

Certains de ses paysages le doivent à l’utilisation de la pierre sèche. Voici quelques clichés pris lors d’un périple dans le nord de l’île…

"Poulailler aménagé dans un abri sous roche" avec enclos à Cannelle (Cap Corse)

Détail du mur d’enclos de ce poulailler.

 

Toujours à Cannelle coupe d’un mur de soutènement suite à son effondrement.

Escalier à la sortie de Pino

Un peu plus loin, toujours à Pino, entrée d’enclos datée et signée.

Restauration astucieuse d’un escalier volant avec une barre de fer plantée 

 Porte Fabriquée à partir d'une tête de lit métallique

 

 

 Au sommet des certains murs de soutènement, ici à Canari, des dalles sont posées à chant. Lors de la visite du musée de l’Adecec (Association pour le Développement des études archéologiques historiques linguistiques et naturalistes du centre est de la Corse) à Cervioni, j’apprendrai que ces pierres plantées sont appelées des «baroni».

Arrivés vers Morosaglia (à l’entrée de la Castaniccia) dans le Nebbiu, on peut voir des pagliaghji (pagliaghju au singulier et traduit par « pailler » en français). Un sentier guidé et commenté par l’Associu opera di Rutali  vous en fera découvrir tous les aspects à Rutali (http://www.cddp-haute-corse.fr/opera_di_rutali/)

On peut y voir ce pagliaghju dont l’enclos sert de sépultures à des soldats nord-africains tombés lors de la libération par les troupes alliées. 

La voûte à encorbellement des pagliaghji dans lesquels j’ai pu pénétrer commence à peu près à la hauteur des épaules et se termine par une couverture dallée. D’aspect modeste à l’extérieur, le volume intérieur de ces bâtiments est très spacieux, on ne s’y sent pas du tout à l’étroit.

Des vaches s’y abritent, ce qui explique que beaucoup sont fermés par des portes en bois

Pour finir et pour vous donner une idée de la solidité des pagliaghji, un chaînage d’angle en béton !

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Vendredi 20 avril 2007

Fondations d’un mur de soutènement en pierre sèche sur roc

 

Selon les endroits où l’on construit un mur, on peut être confronté à l’assiser sur le roc. Le problème du tassement est alors éludé mais un minimum de préparation reste nécessaire.

Voici pour vous guider l’exemple d’un chantier de création d’un mur de soutènement où le cas s’est posé.

Tout d’abord, il faut terrasser comme pour tout mur de soutènement et découvrir l’âme du mur. Lors de ce terrassement la roche est mise à nue et bien dégagée.

 

Tendre ensuite un cordeau pour bien repérer où le mur passera. Il est inutile de creuser plus que nécessaire !

Dans 99% des cas la roche décrit une pente qui ne permettra pas au mur une assise efficace à la première rangée de pierre. Cela aura à plus ou moins long terme l’effet de la faire glisser et d’emporter votre mur avec. Il faut alors préparer la roche.

 

L’idée est simple, il s’agit de creuser le roc pour dégager un plan légèrement incliné vers la colline sur lequel le mur va ensuite s’inscrire.

Pour cela commencer par enlever toute la partie facilement débitable du roc avec une barre à mine et vos outils de taille (les matériaux obtenus lors de l'opération serviront à construire le mur. Pour bien faire, si les quantités de pierres obtenues sont conséquentes, il est conseillé de les mettre "à l’épreuve" une année afin de s’assurer qu’elles ne sont ni trop friables ni gélives).

Lorsque la roche devient difficilement attaquable, ou que le niveau désiré est atteint, préparer l’assise du mur.

Poser ensuite sur cette assise la première rangée de pierre qui sera alors légèrement inclinée vers l’intérieur du mur, et qui lui assurera la stabilité nécessaire.

Ce petit travail de préparation est très physique, attention au dos !

 

Outillage minimum nécessaire : pioche, barre à mine, tétu, massette et burin

(vous pouvez bien entendu aussi utiliser un marteau-piqueur mécanique).

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Jeudi 12 avril 2007

Nous sommes en plein cœur de Marseille, quartier Bompard, ici les rues ne desservent pas tous les coteaux, et beaucoup de parcelles ne sont accessibles qu’à pied et à la condition de se concentrer sur le compte des marches pour ne pas trop se décourager.

 

Inimaginable d’y apporter la quantité de cailloux nécessaire à la création de restanques, à moins de débloquer un très gros budget uniquement pour la manutention. Du coup le terrain n’a plus été touché depuis le dernier coup de binette autour des oliviers, figuiers et amandiers qui profitent encore de l'ancien aménagement agricole.

 

état initial

Le chantier a consisté à créer un mur de soutènement au niveau de la maison. Celui-ci aménageant deux espaces plats, celui du bas en continuité avec la terrasse et la maison d’habitation, celui du haut destiné au jardin.

 

même axe, mur et escalier 1 finis, amorce du mur 2.

Lors du chantier et du terrassement, au fur et à mesure de la construction du mur, les pierres présentes sur place ont été triées, certaines ont été extraites de la roche, les cailloutis ont été réservés pour le drain, et la terre remontée pour permettre la culture.

 

mur 2

L’accès au terrain étant difficile, aucun matériau n'y a été apporté, et tous ceux présents sur place ont été utilisés. Ainsi, gravas, bris de verre, métaux, bétons et parpaings divers ont été recyclés dans le mur.

 

escalier 1 vu de dessus

La construction du mur a impliqué la création d’accès entre les niveaux d’où la construction de deux escaliers.

 

escalier 2, mur en construction

L’escalier d’accès au terrain depuis la « rue » a lui aussi été réaménagé afin de libérer de l’espace pour les circulations sur le replat du bas.

 

état initial

ecalier 3 fini

 

L’aménagement n’est pas intervenu sur l’aspect paysagé initial de l’espace (coteau à usage agricole). En le reprenant et en le réorganisant pour une vie plus citadine et familiale, il l’a au contraire davantage affirmé.

 

 escalier 1 

 

 accès depuis la rue et escalier 2

voici les photos de deux plantes bien adaptées aux conditions offertes par le talus du sommet d'un mur en pierre sèche, l'une est l'alyssum maritime qui pousse ici dans une faille du rocher qui sert de fondation au mur :

L'autre est une plante à bulbe dont je ne connais pas le nom, mais que quelqu'un qui lit ces lignes je l'espère va reconnaître et laisser un commentaire Hauteur de la plante fleurie de 8 à 13 cm, floraison en Mars-Avril...

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Vendredi 19 janvier 2007

Lors de la construction d’un mur en pierre sèche plusieurs raisons peuvent vous amener à construire un arc de décharge:

- Des points de l’assise du mur ne permettent pas une stabilité optimale, vous les enjambez alors par des arcs de décharges (cf article)

- Votre mur est haut, il est très lourd, il est alors recommandé de réduire et redistribuer le poids qui s’exerce sur son assise, plusieurs arcs de décharges seront alors salutaires afin qu'il ne s'affaisse pas sous son propre poids 

- Vous devez faire passer des réseaux sous le mur, pour éviter leur écrasement, il est recommandé de créer un arc de décharge.

Non seulement très utiles, les arcs de décharges se révèlent aussi très esthétiques.

Construire un arc de décharge :

Nous sommes ici confrontés au passage d’un écoulement des eaux usées.

D’un coté une pierre conséquente sert de fondation

De l’autre le roc affleure

Chaque côté est préparé pour recevoir les premières pierres de la future voûte, il s’agit de créer un plan incliné sur lequel les pierres de la voûte reposeront bien à plat. La solidité et le calage se doivent d’être bien faits car c’est là que va s’exercer la force du poids du mur.

On prépare ensuite un coffrage afin d’obtenir la forme intérieure de la future voûte. On peut bien entendu le réaliser en bois mais aussi comme ici, d’abord avec des pierres puis avec de la terre que l’on tasse le plus possible.

Il ne reste plus alors qu’a bâtir la voûte, pierre à pierre en faisant bien attention de chevaucher chaque pierre et de faire en sorte qu’elle soit bien collée à ses voisines.

La clé de voûte posée il reste a caler toutes les pierres pour éliminer le jeu qui peut rester à certains endroits

Lorsque du poids s’exerce sur la voûte, il n’y a plus qu’à enlever le coffrage. Si elle ne s’écroule pas, vous avez réussi !

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Dimanche 26 novembre 2006

 

Aujourd’hui, l’expression ‘pierre sèche’ désigne des ouvrages très variés et qui, souvent, ne relèvent pas de la technique de la pierre sèche. En effet, ils n’en ont généralement que l’aspect.

Il faut ainsi distinguer les ouvrages de ‘véritable’ maçonnerie en pierre sèche, de ceux dont ‘l’aspect final’ donne l’impression de la pierre sèche.

mur de clôture en pierre sèche, Taulignan, Drome, Loys Ginoulmur de clôture en pierre sèche, Taulignan, Drome, Loys Ginoul

Ci-dessus un exemple de mur à double parement maçonné à la pierre sèche (sans aucun liant). Travaux réalisés en vue de restaurer à l’identique une brèche dans un mur d’enclos en pierre sèche.

mur de clôture maçonné à la chaux, Grignan, drôme, Loys Ginoulmur de clôture maçonné à la chaux, Grignan, drôme, Loys Ginoul

Ci-dessus un exemple de mur à double parement maçonné à la chaux. Travaux réalisés en vue de créer un mur de clôture s’intégrant au bâti environnant.

Ci-dessus un exemple de parement dit ‘pierre sèche’ (les pierres ont été maçonnées à la chaux sur un mur existant, à la façon d’un tableau ou d’un revêtement mural). Travaux réalisés en vue de changer l’aspect esthétique de la façade d’entrée d’une maison d’architecte des années 1970.

Ci-dessus un exemple de technique mixte. Ce mur est maçonné à la pierre sèche mais certaines parties, les points de passage et le couronnement ont été maçonnées à la chaux. Travaux réalisés en vue de créer un aménagement paysagé autour d’une piscine.

 

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Dimanche 15 octobre 2006
 

Aménagement d’un talus à La Ciotat


Le terrain initial est un talus en forte pente qui a servi de décharge pour les gravas et les matériaux de construction lors de l’aménagement des lotissements avoisinants.

Tout en bas, un premier mur de restanque est toujours en place.

Les voisins se souviennent que d’autres ont été ensevelis par les déblais.

Le talus vu de la maison, avant travaux et travaux finis

Dans l'axe piscine-portail, avant travaux et travaux finis

Entre le portail d’accès par la rue (en haut du terrain) et le niveau de la piscine (où débute le mur de la première restanque) le dénivelé est approximativement de 5,5 mètres.


L’aménagement final est composé de 4 murs qui épousent la forme du terrain et le ceinture en aménageant des niveaux de jardins aplanis.

Les murs ont été volontairement incurvés pour animer le lieu et éviter un sentiment d’écrasement lorsque l’on se trouve au pied du talus et sur la terrasse de la maison.

Lors de l’aménagement pas moins de 38 mètres cube de murs ont été réalisés.


Pour le plaisir quelques photos de détails :

mis à jour le 11 IX 06

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